samedi 12 novembre 2011

A la mémoire d'un être cher


Y a de ces gens que tu rencontres à peine mais qui réussissent à toucher ton existence pour l’éternité... Y a de ces gens que tu ne peux que les aimer et chérir car au delà, tu pourrais les idolâtrer...

Le 8 novembre 2011, la Tunisie a perdu une sommité scientifique, une femme extraordinaire, une brave femme qui a lutté beaucoup contre vents et marées. Une femme que j’ai connu depuis à peine un an et qui m’a beaucoup marqué, une femme qui vous rend fier d’appartenir à un pays devenu en si peu de temps si ingrat..

On entend parler de gens qui n’ont aucun mérité à longueur de journée, on a toutes les dernières informations politiques, sportives, culturelles, mais jamais, oh jamais d’information concernant nos scientifiques émérites qui sillonnent le monde... pas même aux moments les plus dramatiques.

Qui a déjà entendu parler de Najoua Mlika-Cabanne ? Cette dame au grand cœur, cette dame toujours souriante, toujours en verve, toujours en vie dans nos cœurs.

Najoua, une femme qui a dédiée sa vie à la recherche, occupant des postes clés au sein de la Haute Autorité Sanitaire française (la plus haute instance dans le domaine de la santé en France), passant des années entières en Afrique noire pour la recherche sur le SIDA, s’adonnant corps et âmes à la science des biomarqueurs de différents cancers.

Najoua s’est éteinte le 8 novembre dernier suite à une longue lutte menée avec beaucoup de courage, beaucoup d’espoir et beaucoup des stoïcisme contre le cancer du sein. Quand vous voyez Najoua, elle était pleine d'espoir, elle était un soleil qui rayonnait de bonheur et d'ondes positives.

Grâce à son courage, sa détermination, elle a pu défié la science, rallongeant son espérance de vie de 5 années au lieu de 18 mois comme l'annonce la médecine. Et croyez moi, ce n'est point une hyperbole.

J’écris ces mots, quelques jours après son décès car la vague de tristesse tarde à se dissiper de mon esprit, car les larmes tardent à se tarir de mes yeux.

J’écris ces mots pour lui rendre un tant soit peu un hommage, une reconnaissance, et lui avouer le malheur qu’elle laisse tout autour d’elle.

Najoua, je t’aime, et je te pleure. Reste en paix, tu es dans nos cœurs. Tu es indélébile de nos esprits. Tu es toujours vivante.




"Il ne faut jamais être triste d'avoir perdu un être cher, mais fier de l'avoir connu."

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